La séparation négociée
Le salarié et l'employeur sont d'accord pour rompre le contrat de travail en dehors de tout litige. Ils concluent un accord de départ négocié, qui n'est ni une démission, ni un licenciement.
Un accord écrit est recommandé, mais non obligatoire. Il prévoit les conditions de départ (préavis, congés payés, clause de non concurrence.) et en général une indemnité pour le salarié.
En cas d'inscription du salarié comme demandeur d'emploi, le départ négocié n'ouvre normalement pas droit aux allocations chômage, mais il existe des exceptions. Le salarié a donc intérêt à se renseigner auprès des ASSEDIC avant tout accord.
D'un point de vue financier
Le traitement de l’indemnité transactionnelle varie selon la nature de la rupture suivant laquelle la transaction est intervenue.
Le droit au chômage dépend de la nature de la rupture du contrat.
L’indemnité transactionnelle doit être cumulée avec l’indemnité de rupture, cette somme globale étant confrontée au régime préalablement déterminé en fonction du mode de rupture.
Ex : si une transaction fait suite à un licenciement, le régime de l’indemnité de licenciement doit être appliqué au total = indemnité transactionnelle + indemnité de licenciement
Hors plan de sauvegarde, l’indemnité est exonérée d’impôt et de cotisations sociales à hauteur du montant le plus élevé entre :
- soit le minimum légal ou conventionnel de l’indemnité de licenciement, sans limitation de montant ;
- soit 50% de la somme versée ou le double de la rémunération anuelle brute perçue par le salarié sur l’année civile précédant la rupture dans la limite de 182000 euros (loi de financement de la sécurité sociale pour 2006)
- CSG et CRDS doivent être prélevées sur la fraction excédant le minimum légal ou conventionnel de l’indemnité et, en tout état de cause, sur la fraction imposable.
Dans le cadre d’un PSE, le montant de l’indemnité est ajouté à celui de l’indemnité de licenciement. La somme globale est exonérée d’impôt et de cotisations sociales.
Suite à un départ volontaire à la retraite, l’indemnité transactionnelle est soumise à impôt et à cotisations. Le salarié bénéficie d’une exonération d’impôt à hauteur de 3050 euros.
Les concessions envisageables
Lors de la transaction, l’employeur est tenu de verser à l’employé une
indemnité transactionnelle nettement supérieure à celle à laquelle
le salari é licencié aurait eu normalement droit.
Cette indemnité transactionnelle peut être financière,
mais peut inclure quelques sp écificités :
- Financement d’une prestation d’Outplacement,
- Financement d’une Assurance
Période d’Essai pour votre prochain emploi,
- Obligation de bons renseignements auprès d’employeurs
potentiels,
- Diminution du temps de préavis pour rejoindre plus vite
un nouvel employeur,
- Augmentation du temps de préavis pour prendre le temps de
rechercher un nouvel emploi,
- Abandon de la clause de non-concurrence
Concernant les concessions effectuées par le salarié,
elles ne se traduisent jamais par le paiement de sommes d’argent,
mais par la renonciation à une procédure en cours ou éventuelle,
et parfois, par des obligations de ne pas faire (non-dénigrement,
non-concurrence, etc…)
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